OFFICIERS D’ÉDUCATION
Licence CAF d’entraineur
24-06-2009
       
 
Le football africain poursuit activement   la mise en œuvre de la très attendue licence Caf pour les entraîneurs.


Selon Hicham El Amrani, secrétaire général adjoint de la Confédération africaine de football (Caf), le programme vise à promouvoir et à fixer des repères en matière d’entraînement. Ce qui va conduire à une reconnaissance des entraîneurs africains pour leur compétence,  leur connaissance du football et leur expérience. «Le système de licence d’entraîneur de la Caf va servir de plateforme pour évaluer les entraîneurs  et introduire plus de professionnalisme dans le secteur  afin d’atteindre des standards professionnels et homogènes». Il ajoute que «le rôle des formateurs dans chaque fédération sera crucial pour assurer la coordination des formations et le lien entre les différents départements techniques et la Caf». 


Selon le directeur du développement du football à  la Caf, Abdel Moneim Hussein, «dans un futur très proche, le titulaire d’une licence d’entraineur devra remplir un cahier de charge très strict édicté par la Caf  et aura plusieurs opportunités professionnelles. Ce qui devrait renforcer le développement du football en Afrique. Chaque entraîneur devra passer un examen pour prétendre à la licence.  La Caf a préparé et formé un panel d’instructeurs ces quatre dernières années pour conduire ce programme. Les fédérations seront responsables de l’organisation des formations préalables aux examens sur la base de manuels élaborés par le département du développement du football de la Caf. Seuls les examinateurs agréés par la Caf seront responsables des évaluations». 

Le projet Méridien entre l’Uefa et la Caf a joué un rôle très important dans la mise en place du système de licence d’entraîneur de la Caf ; il a offert une solide base aux instructeurs de la Caf pour s’imprégner de nouvelles méthodes d’enseignement. 


La Caf travaille activement avec la Fifa à travers des séminaires et des initiatives diverses pour assurer reconnaissance et succès au programme. Le système commence à la base avec des licences «C», puis «B» ,enfin «A». Avec éventuellement une Pro-licence qui sera le diplôme final du programme. 


Les Seychelles et le Ghana ont été les premiers pays à abriter une formation pour la Licence d’entraîneur «C» de la Caf, suivis de la Tunisie et du Cap-Vert. 


Aux Seychelles, la formation - la première dans la zone Cosafa (Afrique australe) -  a été conduite par Ulric Mathiott, directeur technique et éducateur de la Caf. L’évaluation  a été assurée par Serame Letsoaka, instructeur de la Caf et directeur technique de la fédération sud-africaine de football (Safa).


Au Ghana, la formation de 14 jours, qui a vu la participation de plusieurs entraîneurs  parmi lesquels deux femmes, était assurée par l’instructeur de la Caf Chief Adegboye Onigbinde (Nigeria). Ben Kouffie du Ghana s’est chargé de l’évaluation. 


Francis Oti Akenteng, éducateur de la Caf pour le compte de la fédération ghanéenne de football et également directeur technique de cette fédération, a  indiqué que la licence «C»  ce sont 120 heures d’enseignement avec 40% de théorie et 60% de pratique. «Les cours portent sur la connaissance du football, le leadership, les fondamentaux du football, les méthodes d’enseignement, la physiologie, la médecine, les lois du jeu, la technique, la tactique, la préparation physique entre autres», a-t-il synthétisé. 


Ben Kouffie, membre du panel de la Caf, décrit cette formation comme une étape allant dans le sens de la production d’entraîneurs de qualité pour sélections nationales et clubs. «La formation couvre tous les aspects  et doit déboucher sur la promotion d’ entraîneurs de qualité. Avec ce programme j’entrevois un avenir meilleur pour le football africain si le programme est respecté», soutient Ben Kouffie. 


Chief Onigbinde, pour sa part, recommande aux différentes fédérations de s’intéresser à ce programme qui entend développer le football africain pour le porter  à un niveau appréciable. « Des formations comme celles-ci auront forcément des répercussions sur le développement du football au niveau local puisque des entraîneurs de qualité seront formés.  J’espère que l’impact va rapidement dépasser le seul cadre national et s’étendre à l’ensemble du continent . Les fédérations doivent organiser régulièrement  séminaires et symposiums pour tendre à l’excellence». 


D’autres formations sont à venir dans plusieurs pays au rang desquels figurent le Burundi, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, l’Egypte, le Mali, le Sénégal, le Soudan, le Swaziland, l’Algérie et le Zimbabwe.
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