
Sur place depuis mercredi dernier après un long voyage via Nairobi, le Fath Union Sport de Rabat s’est installé au cœur de Lubumbashi où il s’apprête à rencontrer le Tout Puissant Mazembe qui n’a jamais aussi bien mérité son nom qu’au cours de ces deux dernières années avec ses médailles africaines, congolaises et même intercontinentales depuis sa place de finaliste de la Coupe du monde des clubs contre l’Inter de Milan et un certain Samuel Eto’o.
Les Marocains vainqueurs inattendus de la Coupe de la Confédération Orange ne sont pas très tranquilles avant d’affronter les Corbeaux de Lubumbashi. Depuis le début du mois de janvier le mercato a fait son œuvre et Houcine Ammouta a perdu trois joueurs, tous des défenseurs. » Le départ d’Ayoub El Khaliki, Abdelfettah Boukriss et du Camerounais Daniel Moncharé nous a mis dans une position délicate avant la Super Coupe, a confié Ammouta aux journalistes. Nous avons certes renforcé le milieu de terrain mais le départ de ces trois piliers de la défense va entraîner un dysfonctionnement au niveau de ce secteur ». En clair l’entraîneur du FUS aurait préféré que ce match ait lieu plus tôt, plus près de la finale de la Coupe de la Confédération. Quant aux nouvelles recrues qui viennent d’intégrer le club, elles ont encore à se familiariser avec leurs partenaires.
Dans le camp congolais, la seule question qui se pose est de savoir où en sont les joueurs qui ne cessent d’être sollicités que ce soit au niveau local ou international. Avant de revenir dans leur fief, ils étaient, pour une partie d’entre eux du moins, en Egypte, où ils ont pris part au 1er Tournoi du Bassin du Nil. Ils y ont disputé quatre rencontres avec l’équipe nationale. Onze joueurs, les mêmes ou presque, seront la semaine prochaine au Soudan pour participer à la 2e édition du CHAN dont ils sont les détenteurs. Depuis le début de l’année 2009, le TP Mazembe n’a pas eu beaucoup le temps de souffler. Son effectif compte beaucoup de joueurs étrangers mais, hormis les Zambiens, Given Singuluma et Stoppila Sunzu, bien peu ont pu occuper une place de titulaire. A Lubumbashi, il y a une bonne trentaine de joueurs sous contrat et les places sont chères. Il faut se battre aux entraînements pour convaincre Lamine N’Diaye de vous faire confiance.
A l’évidence, le TP Mazembe vogue sur la vague de ses succès répétés qui en ont fait depuis deux saisons le leader du football continental mais le champion d’Afrique devra samedi faire attention à un club qui, mine de rien, a conduit un marathon victorieux de 18 matches en 2010, s’offrant la peau du Diaraf de Dakar, du Stade Malien, alors détenteur de la Coupe de la Confédération Orange, de SuperSport United qui s’acheminait vers un troisième titre sud-africain d’affilée, avant de terminer en tête de sa poule devant le CS Sfaxien, Zanaco et Haras El Hodoud. Vainqueur en demi-finale des Libyens d’Al Ittihad, les Rbatis finiront l’année par un nouveau coup d’éclat contre le CS Sfaxien en finale. Jamais favori, toujours vainqueur, le FUS de Rabat ne se déplace sûrement pas en terre lushoise pour regarder joueur le TP Mazembe.