Décès de l’ancien arbitre Badara Mamaya Sène

Badara-Mama

L’ancien arbitre sénégalais, Badara Mamaya Sène est décédé ce lundi 22 juin à Rufisque plongeant la famille du football sénégalais dans une grande désolation en raison de la place qu’il a occupée dans le monde sportif et dans la formation des arbitres. Il avait 73 ans.

Homme aux multiples facettes, on se souvient de lui pour avoir officié la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 1992 entre la Côte d’Ivoire et le Ghana. Il a également participé aux éditions 1988 et 1990 de l'événement phare continental.

Il a officié au Championnat du Monde Juniors de la FIFA 1989 (aujourd'hui Coupe du Monde U-20 de la FIFA) en Arabie Saoudite et à la Coupe d'Asie de l'AFC en 1992 au Japon ainsi qu'aux Jeux Olympiques de 1988 à Séoul.

Après sa retraite, il a passé un certain temps à la tête du département des arbitres de la Fédération sénégalaise de football avant son élection comme maire de Rufisque, à 25 kilomètres au sud-est de la capitale, Dakar de 2009 à 2014.

Sene a également été vice-président de la commission des arbitres de la CAF entre 2012 et 2017, ainsi que membre de la commission des arbitres de la FIFA.

Voici quelques témoignages

Augustin Senghor, président de la Fédération sénégalaise de football : ‘’Badara (Mamaya Sène) faisait partie des instances et il a su élever le niveau de l’arbitrage sénégalais comme nul autre pareil et à un certain moment, grâce à lui, notre arbitrage avait dépassé tous les autres segments de notre football. Pour l’ensemble du football, il a su être cet exemple d’exigence, de loyauté, de générosité et de franchise. On avait pleuré Pape Diouf, il y a eu le rappel à Dieu d’Amadou François Gueye, un compagnon fidèle du défunt et en ce début semaine, voilà que c’est le président Mamaya qui s’en est allé’’.

Malang Diédhiou, ancien arbitre international : ‘’le président Badara Mamaya Sène a révolutionné l’arbitrage sénégalais. C’est le premier arbitre sénégalais à officier une finale de CAN en 1992. Pour les tests physiques, au niveau africain, les gens s’arrêtaient à 12 tours de terrain mais au Sénégal, il avait porté le nombre à 14 pour que nous soyons prêts. Il voulait que ses arbitres sénégalais et africains soient les premiers partout’’.

Matar Ba, ministre sénégalais des sports : ‘’ ’C’est une immense perte parce que l’homme a contribué à former de grands arbitres qui ont impacté le niveau de notre football d’une manière générale. Nous voulions tous lui ressembler par son courage et son savoir-faire. C’est un grand Monsieur qui n’a ménagé aucun effort pour voir son pays briller’’.