André Ayew, la constance ghanéenne

Andre Ayew of Ghana during the 2019 Africa Cup of Nations Finals football match between Guinea Bissau and Ghana at the Suez Stadium, Suez, Egypt on 02 July 2019 © Ryan Wilkisky/BackpagePix

En 2012, lors de la dernière confrontation entre le Ghana et la Tunisie à la CAN, André Ayew avait délivré les Black Stars en marquant le but de la victoire lors du quart de finale. Sept ans plus tard, le capitaine du Ghana veut à nouveau franchir l’obstacle tunisien. Pour le milieu terrain, le Ghana "a faim d’une coupe".

Avoir une légende du foot pour père est difficile à assumer pour certains joueurs. Mais chez les Ayew, descendants directs d’Abedi Pelé, c’est un élément clé.

Soutien indéfectible de ses garçons, le triple Ballon d’or africain (1991, 1992, 1993) a su leur transmettre sa passion. André Ayew, copie conforme de son père, a également suivi ses traces comme milieu de terrain.

Lorsqu'André parle de la génération dorée ayant remporté la Coupe d’Afrique des Nations en 1982, avec Abedi Pelé et l’actuel sélectionneur James Kwasi Appiah, il est admiratif : "Ce sont des époques différentes mais ils nous conseillent de rester calmes et de ne pas avoir de regrets".

Les années où le jeune André semblait frêle sont désormais derrière lui. Grâce à une expérience riche de plus d’une dizaine d’années et à des gènes de footballeur, André Ayew s’est frayé un chemin vers le capitanat de la sélection ghanéenne.

André Ayew intègre la sélection ghanéenne dès son plus jeune âge. D’abord chez les U20, il rejoint la sélection première en 2009 du capitaine Stephen Appiah, aujourd’hui dans le staff technique de l’équipe. En quelques années, le jeune homme s’impose et rempile à chaque tournoi. En tant que capitaine des Black Stars, le joueur de 29 ans travaille dans la continuité de ses prédécesseurs.

"Il faut avoir les épaules pour tenir ça. Notre pays aime tellement le football ce qui fait qu'il y a énormément de pression sur les joueurs, la fédération et sur l'entraîneur. Mais je pense que je dois continuer à faire mon boulot qui est de mener l'équipe aussi à ma manière. J'ai beaucoup appris des anciens sous Appiah, Mensah et Gyan. J'essaye d'appliquer au mieux leurs techniques de leadership et les miennes."

L’ambiance dans le groupe est "parfaite", dit-il. Avec les plus jeunes, l’intégration s’est faite de façon naturelle. Avoir la possibilité d’évoluer avec son frère est un bonus pour l’aîné des deux frères. Souvent associés en club (Olympique de Marseille, Swansea City) ou en sélection ghanéenne, la complémentarité des frères a pu s’observer au fil des matches. Désormais dans des championnats différents, la sélection est le lieu de retrouvaille sur le terrain pour André (Fenerbahce, Turquie) et Jordan (Swansea, Angleterre).

André Ayew sait que le Ghana "a faim d’une coupe". Le match prochain face à la Tunisie s’annonce couperet. "J'ai eu l'opportunité de jouer plusieurs CAN. Les phases de groupes et les phases éliminatoires sont deux choses différentes. Là, on arrive au moment où si tu perds, tu rentres à la maison."

En 2012, l’opportuniste André Ayew avait été le héros du quart de finale Ghana – Tunisie. Lors de la prolongation, alors que les deux équipes peinaient à se départager, le milieu des Black Stars avait profité de la boulette du gardien Mathlouthi pour inscrire le but victorieux du Ghana. Le capitaine ghanéen pourra-t-il tirer à nouveau son équipe vers la victoire ? Réponse ce 8 juillet.